Il me semble essentiel de parler du monde, de l’art en ces termes, il me semble vital de prendre ce risque -parce qu’il est risqué de dire, de formuler, de creuser, d’exposer.
Le Collectif 8 est résolument tourné vers cette parole de notre temps, nous débordons de vie et nos corps la revendiquent sur le plateau, nous avons besoin des mots qui seront conducteurs, passeurs de cette en-vie.
La genèse du projet
L’empereur de la perte s’est posé doucement à l’endroit à remplir, l’endroit en manque, cet endroit exigeant qui n’accepte qu’une nourriture de choix, cet endroit là qui nous fait nous élever, nous grandir. Le Collectif 8 est résolument tourné vers cette parole de notre temps,
Ce projet se positionne pour nous en terme de choix, choix du discours et de la forme, choix de la création…
Douter, rebondir, vivre les moments de grâce et de disgrâce avec la même obstination, percer le mystère des mots, s’en approprier la magie, mettre en évidence la symbolique, comprendre les connections, modeler le rythme organique du corps au rythme métronomique du texte, questionner le geste, l’action et l’image dans un voyage immobile, les légitimer, les ciseler jusqu’à ce que seul un œil subjectif les perçoive…et puis ne plus y penser, laisser émerger l’évidence : cinq humanités… une comédienne, une chanteuse, un musicien, un vidéaste, un metteur en scène …vont porter comme un seul homme ces mots, entre réalité et fantasme, avec la sensualité, la violence, l’humour, la démesure, ou encore la candeur des confidences intimes.